La mise à mort du CIF se prépare

  Consultant, Ex-Directeur d’Habitat-Formation

La mise à mort du CIF se prépare

 

Nouvelle séance de négociation des partenaires sociaux ce 7 février. Sur la table, un projet de texte qui traite du CPF et confirme la volonté de mise à mort du congé individuel de formation (CIF).

En parfaite adéquation avec le document d’orientation du Gouvernement, le projet de texte fait du CPF « le réceptacle unique de l’ensemble des droits à la formation rattachés à l’individu et à son initiative ». Dans ce cadre, il est envisagé une possibilité d’utilisation du CPF « en vue d’un projet de reconversion ou de mobilité professionnelle externes ».

On notera d’abord le mot « externes », très restrictif par rapport à ce que permet le CIF aujourd’hui.

Pour de tels projets, le CPF serait mobilisable « dans le cadre d’une autorisation d’absence qui prend la forme d’un congé spécifique », rédaction quelque peu contorsionniste et en trompe l’œil,  qui vise à ne pas faire disparaître le mot « congé » mais qui décrit une situation bien différente de celle du véritable droit actuel au congé individuel de formation. Et cela d’autant plus que la règle du plafond de 1 200 heures disparaitrait au profit de la mécanique infernale des abondements.

Autre différence de taille avec le CIF : en lieu et place du maintien de la rémunération, il est prévu une « indemnité compensatoire », qui serait financée par « une fraction de la contribution au titre du CPF » dont on ne peut croire sérieusement qu’elle serait équivalente au taux de la contribution actuelle au titre du CIF, à savoir 0,2 % de la masse salariale.

On peut résumer ce qui se prépare en disant que le CIF mourrait par étouffement dans l’œuf du CPF.

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